> Potentialités de développement

    1. Secteur agricole et transformation agroalimentaire
    2. Secteur touristique
    3. Secteur de commerce, transport et artisanat
    4. Secteur de la santé et de la promotion sociale
  5. Secteur de l’éducation
    6. Secteur des sports et loisirs

5 Secteur de l’éducation

L’éducation concernent l’enseignement primaire, l’alphabétisation et les différents corps de métier.

5.1- Enseignement primaire

Les données de l’enseignement concernent la situation des élèves, l’évolution de leurs effectifs, leur réussite, leur abandon, état du personnel enseignant, état des infrastructures et équipements, les acteurs et les organisations locales.

Evolution du taux brut de scolarisation (TBS) de 1979 à 2002 et estimations en 2008 et 2015 (voir graphe ) Le taux brut de scolarisation (TBS) a stagné entre 1979 et 1992, mais a connu un accroissement substantiel entre 1992 et 2002 (voir graphe 20). Il faut noter ici que la valeur moyenne du taux paraît se situer en permanence entre le TBS des garçons en haut et celui des filles en bas.


Graphe : Evolution du taux brut de scolarisation (RGPH1,2&3 ; Estimations 2008 et 2015)

Les estimations de TBS à partir des tendances entre 1992 et 2002, quoi que optimistes, montrent qu'il reste environ deux décennies pour atteindre la scolarisation pour tous. En effet, le TBS des garçons est d'environ 70% alors que celui des filles est encore de 50% en 2008. Cependant, en prolongeant jusqu'à 2015 on observe que le TBS des filles (72%) se rapproche de façon nette de celui des garçons (82%). Ainsi, si la tendance de 1992 à 2002 se poursuivait entre ces deux groupes, les filles atteindraient les 100% de TBS en 2021, bien avant les garçons qui l'atteindraient en 2023.

La discrimination positive en faveur des filles permettra de renverser la tendance généralement énoncée que les filles sont moins scolarisées que les garçons. Au cas où on envisagerait d'atteindre le TBS de 100% un peu plus taux, par exemple en 2015, il faut prendre de mesures incitatives devant accélérer les taux d'accroissement des TBS jusqu'aux valeurs respectives de 0, 059 ; 0,040 et 0,080 pour l'ensemble, les garçons et les filles.

5.1.1 Situation des élèves sur les quatre dernières années

Il s’agit des élèves du CI au CM2 de toute la Commune. Cette situation concerne le nombre d’inscrits (I), de passants (P), de redoublants(R), et le nombre d’abandons (A) comme l’indique le tableau ci-après. Le tableau 32 montre que le nombre des écoliers de CI et de CP a diminué en 2002 et en 2003 alors que celui des autres années a augmenté. Malgré l'augmentation des TBS, il faut faire un effort particulier pour atteindre l'objectif de 100% de scolarisation en 2015 ; surtout qu'il y a un certain découragement suite aux grèves répétées qui se traduit par un tassement des scolarisations au CI et au CP ces deux dernières années. Ce constat, quoi que non perceptible dans l'immédiat, laisse planer un renversement de tendances sur les taux bruts de scolarisation (TBS) à moyen et long termes si rien n'est envisagé pour les corriger.

5.1.2 Evolution des effectifs d'élèves par sexe

Le graphe suivant montre l’évolution de l’effectif des élèves par sexe sur les quatre dernières années.


Graphe : Evolution de l'effectif des élèves par sexe sur les 4 dernières années (Source : CS/Covè 2004)

D’après ce graphe, les effectifs des deux sexes ont relativement évolué au même rythme. L'écart entre les garçons et les filles ne se réduit donc pas, contrairement à la tendance observée sur le graphe des TBS. Plusieurs raisons expliquent cet état des choses, à savoir le mariage précoce des filles, les grossesses précoces, le manque d’encouragement de la part de l’Etat pour inciter l’inscription des filles et l’insuffisance de moyens financiers des parents qui amène les filles à quitter le ménage pour des emplois de domestiques dans les grands centres urbains. Cet état des choses réduit plutôt l'effectif total des filles scolarisables, influençant donc les taux bruts de scolarisation correspondants.

Il faut noter que l'évolution ainsi constatée masque les tendances à longs termes. En effet, les tendances observées pour les effectifs des classes du CI et CP au cours des deux dernières années pourront compromettre à la longue le TBS et même l'évolution des effectifs des deux sexes dans le futur. Il s'agit donc dans le présent et le futur proche de diagnostiquer les causes profondes de la tendance à la baisse des effectifs du CI et du CP dans la Commune de Covè, afin d'apporter des mesures correctives.

Année
acadé-
mique

CI

CP

CEI

CE2

CM1

CM2

Total

I

P

R

A

I

P

R

A

I

P

R

A

I

P

R

A

I

P

R

A

I

P

R

A

I

P

R

A

99-00

1548

1227

278

43

1358

978

301

79

1155

799

283

73

1065

629

276

160

984

547

350

87

606

482

59

65

6716

4662

1547

507

00-01

1766

1239

292

235

2065

1327

252

486

1442

877

329

236

1195

840

327

1167

1019

642

294

83

657

499

116

42

8144

5424

1610

2249

01-02

1168

1324

202

142

1531

1197

182

152

1603

1310

224

69

1207

887

246

74

1197

734

310

153

764

432

280

52

7470

5884

1444

642

02-03

1536

1003

295

238

1506

1059

240

207

1488

1044

325

119

1515

986

378

151

1178

679

382

117

950

517

353

80

8173

5288

1973

912

Tableau 32 : Evolution de la situation des élèves de 1999-2000 à 2002-2004 (Source :CS/Covè, 2004)

5.1.3 La  réussite des élèves

Le tableau suivant montre l’évolution des taux de réussite des élèves sur les quatre dernières années.

         Années                        

Classes

1999-2000

2000-2001

2001-2002

2002-2003

CI

79,26%

70,15%

79,37%

65,29%

CP

72,01%

64,26%

78,18%

70,32%

CE1

69,17%

60,81%

81,72%

70,16%

CE2

59,06%

70,29%

73,48%

65,08%

CM1

55,58%

63%

61,31%

57,64%

CM2

79,53%

76,95%

56,54%

54,42%

Tableau : Evolution des taux de réussite des élèves sur les quatre dernières années (Source : CS/Covè, 2004)

D’après ce tableau, on constate que les taux de réussite des élèves du CI au CM1 ont évolué en dents de scie alors que le taux de réussite des élèves du CM2 a diminué progressivement sur les quatre ans. Egalement les taux de réussite de toutes les années ont diminué de 2002 à 2003. On peut conclure que le niveau des élèves diminue progressivement sur les années, celui des élèves du CM2 est remarquable. Cette diminution est due au faible niveau des élèves. Les raisons qui expliquent le faible niveau sont l’incompétence de certains enseignants d'une part, et le manque de logistique pour l’application effective du nouveau programme d'autre part.

5.1.4 Abandon des élèves

Les taux d’abandon des élèves par sexe sur les quatre dernières années sont consignés dans le tableau ci-dessous.

           Années

Sexes

1999-2000

2000-2001

2001-2002

2002-2003

Garçons

7,79%

7,27%

7,54%

16,46%

Filles

6,88%

6,59%

8,06%

17,68%

Tableau : Evolution des taux d’abandon des élèves par sexe sur 4 ans (Source : CS/Covè, 2004)

D’après ce tableau, les taux d’abandon des deux sexes ont évolué sur les quatre dernières années autour de 6,8%, ce qui est assez encourageant. En 2003, ces taux ont largement évolué et celui des filles a légèrement dépassé celui des garçons. L’abandon ici peut être expliqué par le faible soutien des parents et les difficultés d’application du nouveau programme. Toutefois, l'augmentation de l'abandon en 2002-03 est provoquée par les grèves des enseignants.

5.1.5 Etat du personnel enseignant par arrondissement

Le tableau suivant montre le nombre d’Agents Permanents de l’Etat, de Contractuels et de Communautaires total dans chaque arrondissement.

Le nombre total du personnel enseignant dans la Commune est de 171 dont 71 agents permanents de l'état (APE), 47 contractuels et 53 communautaires. Le nombre de contractuels et de communautaires dépasse celui des APE. On peut retenir que dans la Commune de Covè, la plupart des enseignants sont des contractuels et des communautaires. Ces enseignants contractuels et communautaires n’ont pas fait l’Ecole Normale Intégrée. Les enseignants communautaires, non seulement n’ont subi aucune formation, mais également n’ont dans leur majorité pas le niveau requis pour enseigner, ce qui contribue fortement à la baisse du niveau des élèves et leur abandon. L'arrondissement de Soli dépend fortement des communautaires tandis que les APE se concentrent au centre de Covè.

Arrondissements

Enseignants

Adogbé

Gounli

Houèko

Houen-Hounso

Laïnta-Cogbé

Naogon

Soli

Zogba

Total

APE

12

10

20

10

3

9

2

5

71

Contractuels

4

1

8

10

4

10

5

5

47

Communautaires

11

4

3

7

5

5

12

6

53

Total

27

15

31

27

12

24

19

16

171

Tableau : Personnel enseignant par arrondissement (Source : CS/Covè, 2004)

5.1.6 Les acteurs

On distingue trois catégories d’acteurs : le personnel enseignant, les élèves et la co-APE qui est constituée de la co-ordination des associations des parents au niveau communal. Les problèmes/contraintes, les opportunités de ces acteurs sont résumés dans le tableau suivant ci-dessous.

Acteurs

Problèmes/Contraintes     

Opportunités

Le personnel enseignant

- insuffisance d’enseignants qualifiés
- insuffisance de formation et de recyclage des contractuels et surtout des communautaires

Le programme des Danois sur l’éducation dans le Zou

Les élèves

- Insuffisance de mobiliers dans les classes
- Insuffisance de classes en matériaux définitifs
- Faible soutien de certains parents
- Manque de cantines scolaires
- Baisse de niveau des élèves
- Nouveau programme
- Harcèlement sexuel des filles
- Mariage précoce des filles

Le programme des Danois sur l’éducation dans le Zou

La co-APE

Confère Organisations locales

Confère Organisations locales

Tableau : Problèmes/contraintes, les opportunités des acteurs du secteur éducation (Source : Enquête PDC, 2004)

5.1.7 Organisations locales

Les organisations locales que l’on retrouve au niveau de l’enseignement primaire sont les Associations des Parents d’Elèves (APE). Ces associations ont une coordination au niveau communal appelée la co-APE. Les succès, les échecs, les potentialités, les obstacles, les conclusions et actions à mener pour la redynamisation de ce secteur sont résumés dans le tableau ci-dessous.

Succès

- Scolarisation massive des filles
- Règlement de conflit entre les usagers de l’école
- Recrutement des enseignants communautaires
- Gestion des enseignants communautaires
- Amélioration du taux de réussite scolaire

Echecs

- Non construction du siège de la co-APE
- Faible mobilisation des membres des structures à la base (les membres APE de chaque école)
- insuffisance de moyens financiers
- Incapacité à empêcher les détournements des souscriptions et subventions par certains enseignants
- Faible capacité de lutte contre l’inconscience professionnelle de la part des enseignants

Potentialités

- Disponibilité permanente des membres co-APE
- Adhésion des membres de la co-APE aux idéaux des ONG
- Prise de conscience des membres co-APE et APE à la base
- Vente des fournitures scolaires et autres activités commerciales
- Augmentation des subventions scolaires
- Renforcement de la collaboration entre la Circonscription Scolaire et la co-APE

Obstacles

- Mauvaise collaboration entre membres co-APE
- Faible participation financière des parents d’élèves
- Grèves répétées des enseignants

Conclusions

- les succès sont dus aux éléments internes (entente des membres du bureau, confiance placée en ces membres et aux éléments externes (sensibilisation des parents d’élèves, franche collaboration entre autorités académiques et co-APE, bonne compréhension des parents d’élèves à la base et des enseignants, suivi pédagogique des enseignants communautaires

- Les échecs sont dus aux éléments internes (manque de moyens financiers et manque de motivation des membres) et aux éléments externes (faible participation financière des parents d’élèves, mauvaise organisation de la collecte des souscriptions et des subventions au sein des écoles, grèves intempestives, manque de compétence de certains enseignants)

Actions

- Sensibiliser davantage les parents d’élèves pour une scolarisation totale des filles et pour la régularité de leurs souscriptions

- Susciter davantage une franche collaboration entre autorités académiques et la co-APE à propos de la transparence sur les fonds et leur utilisation

- Renforcer la formation et l’évaluation des enseignants

Tableau : Succès, échecs, potentialités, obstacles, conclusions et actions à mener pour la redynamisation du secteur de l’enseignement primaire à Covè (Source : Enquête PDC, 2004

5.2 Alphabétisation

Les données collectées concernent l'évolution du taux brut d'alphabétisation, la situation des alphabétisés, des centres fonctionnels et des animateurs de ces centres.

Evolution du taux brut d'alphabétisation (TBA) de 1992 à 2002 et estimations en 2008 et 2015 (voir graphe) Le taux brut d'alphabétisation (TBA) a connu un accroissement substantiel entre 1992 et 2002. Il faut noter ici que la valeur moyenne des taux paraît se situer entre le TBA des hommes en haut et celui des femmes en bas.


Graphe 22 : Evolution du taux brut d'alphabétisation (RGPH 2&3 ; Estimations 2008 et 2015)

Les estimations de TBA à partir des tendances entre 1992 et 2002, quoi que optimistes, montrent qu'il reste environ quatre décennies pour atteindre l'alphabétisation pour tous. En effet, le TBA des hommes est d'environ 58% alors que celui des filles est encore de 32% en 2008. Cependant, en prolongeant jusqu'à 2015 on observe que le TBA des femmes (41%) se rapproche de façon nette de celui des hommes (64%). Ainsi, si la tendance de 1992 à 2002 se poursuivait entre ces deux groupes les femmes atteindraient les 100% de TBA en 2040, bien avant les hommes qui l'atteindraient en 2043.

La discrimination positive en faveur des femmes permettra de renverser la tendance généralement énoncée que les femmes sont moins alphabétisées que les hommes. Au cas où on envisagerait d'atteindre le TBA de 100% un peu plus taux, par exemple en 2015, il faut prendre des mesures incitatives devant accélérer les taux d'accroissement des TBA jusqu'aux valeurs respectives de 0, 079; 0,051 et 0,111 pour l'ensemble, les hommes et les femmes.

5.2.1 La situation des alphabétisés

Les données collectées sur la situation des alphabétisés concernent l’alphabétisation initiale et la post alphabétisation. Ces résultats se trouvent consignés dans les tableaux et suivants.

Le tableau montre que de 2000 à 2001, l'effectif des inscrits pour l'alphabétisation a augmenté pour les deux sexes, mais reste dérisoire comparé à l'effectif des analphabètes. Mais à partir de 2001, l'effectif a diminué pour les deux sexes (69 pour les hommes et 63 pour les femmes). On note également des abandons pour les deux sexes, car le nombre inscrit n’est pas égal au nombre testé. Tous ceux qui passent le test sont admis.

Années

Inscrits

Testés

Admis

Echecs

H

F

T

H

F

T

H

F

T

H

F

T

2000

80

36

116

52

23

75

52

23

75

00

00

00

2001

106

163

269

87

133

220

87

123

220

00

00

00

2002

76

78

154

61

59

120

61

59

120

00

00

00

2003

69

63

132

53

59

112

53

59

112

00

00

00

Tableau : Alphabétisation initiale (1ère Année) (Source : DNAEA/Covè, 2004)

L’évolution du taux d’abandon en alphabétisation initiale des deux sexes se trouve sur le graphe suivant.


Graphe : Evolution du taux d'abandon de l'alphabétisation initiale (Source : DNAEA/Covè, 2004)

Le taux d’abandon sur les quatre ans pour les deux sexes a évolué en dents de scie. La moyenne du taux d’abandon sur les quatre ans des hommes est de 24% alors que celle des femmes est de 21%. On conclut que les hommes abandonnent plus que les femmes en alphabétisation initiale.

L’inscription des alphabétisés en post alphabétisation a diminué progressivement sauf en 2003 où elle a augmenté pour les deux sexes (voir tableau). Le nombre inscrit en post alphabétisation n’est pas égal au nombre testé, donc beaucoup d’hommes et de femmes abandonnent les cours en 2e année. A part 2003 où 3 hommes et 2 femmes ont échoué, il n’y a aucun échec au cours des autres années.

Années

Inscrits

Testés

Admis

Echecs

H

F

T

H

F

T

H

F

T

H

F

T

2000

77

58

135

57

39

96

57

39

96

00

00

00

2001

49

51

100

45

43

88

45

43

88

00

00

00

2002

35

19

54

31

14

45

31

14

45

00

00

00

2003

69

63

132

56

61

117

53

59

112

03

02

05

                         

Tableau : Post – Alphabétisation (2e Année) ( Source : DNAEA, 2004)

Le graphe ci-dessous montre l’évolution du taux d’abandon des deux sexes en post alphabétisation.


Graphe : Evolution du taux d'abandon de post- alphabétisation (Source : DNAEA/Covè, 2004)

Les taux d’abandon des deux sexes ont évolué en dents de scie au cours des quatre ans. Les taux d’abandon des femmes ont dépassé ceux des hommes sauf en 2003 où il est plus faible que celui des hommes. Le taux moyen d’abandon des hommes sur les 4 ans est de 16% et celui des femmes est de 18%. On conclut que beaucoup de femmes abandonnent en fin de cycle.

Plusieurs raisons expliquent l’abandon : les cours d’alphabétisation empêchent les travaux champêtres, et le refus des maris d’autoriser leurs femmes s’en suit.

L’abandon en fin de cycle agit sur le nombre d’alphabétisés selon le genre. Le graphe suivant montre l’évolution des taux d’admissibilité pour les deux sexes.


Graphe : Evolution du taux d'admissibilité de Post alphabétisation (Source : DNAEA/Covè, 2004)

A travers ce graphe, on remarque que les taux d’admissibilité des hommes dépassent ceux des femmes. On peut retenir que pour les raisons précitées, à savoir le refus des maris et les charges quotidiennes domestiques des femmes, les résultats des femmes sont moins bons comparés à ceux des hommes.

5.2.2 Les centres d’alphabétisation et les animateurs

Le nombre de centres et des animateurs se trouvent dans le tableau suivant

Années

2000

2001

2002

2003

Centres Alphabétisation initiale

8

15

9

19

Animateurs

8

14

9

15

Centres Post Alphabétisation

10

8

4

8

Animateurs

10

8

4

8

Tableau : Evolution du nombre des centres et des animateurs de la Direction nationale de l'alphabétisation dans la Commune de Covè (Source : DNAEA/Covè, 2004)

Le tableau montre que les centres de l’alphabétisation initiale ont augmenté alors que les centres de post alphabétisation ont diminué. Les animateurs de l’alphabétisation initiale sont surchargés en 2003. Le nombre de centres et d’animateurs est suffisant.

Il faut noter que d’autres structures interviennent dans l’alphabétisation :

- La GEFAD - ONG alphabétise depuis 1997 les producteurs de coton, elle dispose de 5 centres.

- Le Projet Education III dispose  de trois centres  et d’un animateur  par centre. Les résultats des quatre dernières années se trouvent dans le tableau suivant.

Années

Inscrits

Testés

Alphabétisés

Echecs

H

F

T

H

F

T

H

F

T

H

F

T

2000

8

48

56

4

30

34

4

30

34

00

00

00

2001

33

14

47

33

14

47

33

14

47

00

00

00

2002

27

23

50

22

21

43

22

21

43

00

00

00

2003

6

44

50

4

41

45

4

41

45

00

00

00

Tableau : Evolution des résultats des quatre dernières années dans le centre du projet Education III (Source : Projet Education III, 2004)

On remarque à travers ce tableau que les résultats des indicateurs de la DNAEA sont vérifiés ici sauf que les femmes sont plus alphabétisées que les hommes (les taux moyens sur les quatre années sont respectivement 27% et 16%). 

5.2.3 Les acteurs

On distingue deux catégories d’acteurs : les maîtres alphabétiseurs (Animateurs) et les alphabétisés. Les problèmes/contraintes et les opportunités de ces acteurs sont résumés dans le tableau ci-dessous.

Acteurs

Problèmes/contraintes

Opportunités

Animateurs

- Insuffisance de maîtres alphabétiseurs motivés
- Insuffisance de fournitures et de matériels de travail

            -

Alphabétisés

- Faible taux d’alphabétisation des femmes dû à la réticence des maris, aux poids des coutumes, des travaux domestiques
- Insuffisance de centre d’alphabétisation
- Absence de retombées directes 

- La communication orale et écrite

Tableau: Problèmes/contraintes et les opportunités des acteurs du secteur Alphabétisation (Source : Enquête PDC, 2004)