| > Potentialité de développement |
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3. Secteur de commerce, transport et artisanat 3.1 Commerce Dans le domaine de commerce, on rencontre des commerçants de produits vivriers pour la plupart à Covè. Les principaux problèmes de ces commerçants sont surtout le manque de crédit de commerce et le manque d’infrastructures de stockage. Ces commerçants achètent ou vendent dans le marché de Covè qui s’anime tous les cinq jours ou dans les marchés des Communes environnantes. 3.1.1 Activités commerciales Les activités commerciales sont très variées: la vente des produits vivriers, des pièces détachées, des intrants et des services. Commerce de produits vivriers: Ce domaine d'activité n'est l'apanage de quelque groupe que ce soit. Les autochtones s'adonnent à ce commerce, plus particulièrement à la vente à l'extérieur de produits dérivés de transformation tels que le Gari, l'huile d'arachide et les beignets d'arachide. Le commerce du Sodabi est aussi en pleine expansion. Les femmes sont les acteurs les plus représentés dans cette activité. Ce commerce justifie parfois l'installation des ressortissants de Covè dans les grandes villes du Bénin, où ils sont des dépositaires du label 'Agonlin'. Les quantités échangées sont estimées plus loin dans la section sur les secteurs porteurs. Commerce de pièces détachées: C'est le domaine de prédilection des nigérians encore appelés 'Ibo' qui sont maîtres de ce commerce au centre ville, bien que l'on retrouve quelques autochtones qui s'adonnent à cette activité dans les contrées les plus reculées de Covè. Commerce des intrants et produits vétérinaires: Ce commerce est prohibé au privé, à moins d'être dûment mandaté par les services publics compétents. Cependant, les organisations paysannes (GV, par exemple) et leurs instances faîtières (UCP) sont chargées de relayer les structures privées agréées dans les localités les plus reculées. Il n'est pas rare de constater que les produits ainsi réglementés ou des substituts frauduleusement introduits sur le territoire se retrouvent sur le marché. Les acteurs concernés sont les producteurs de coton, de vivriers, d'agrumes et de palmiers. Les quantités échangées et les valeurs associées ne se retrouvent guère dans les statistiques. Cependant, le commerce formel d'intrants et de produits vétérinaires était bien suivi sur le plan statistique lorsque les agents du CARDER/CeRPA géraient cette activité. Depuis le transfert au secteur en 1991, la transparence des statistiques est de moins en moins assurée. Maquis, motels et hôtels: Il y a un regain d'activités économiques dans Covè de nos jours qu'il y a quelques années. Cela conditionne la poussée des maquis, motels et hôtels comme des champions. En marge des activités courantes tout le long de l'année, la période de novembre à mars est particulièrement florissante, car coïncide avec la transhumance. Il est énoncé que les éleveurs pastoraux, communément les Peul, sont des banques ambulantes. En effet, les débits de boissons et les vendeurs de friandises et de frivolités font de bonnes affaires. Les flux de produits ou de services rendus et les valeurs monétaires associées sont inestimables et méritent d'être inventoriées. Il faut également signaler la présence d'autres prestataires de services qui profitent de la période de transhumance comme les 'taxi moto' et les meuniers. 3.1.2 Les acteurs Les contraintes et les opportunités des différents acteurs ont été documentées dans le tableau ci-dessous.
Tableau : Problèmes/contraintes et les opportunités des acteurs du secteur commerce (Source : Enquête PDC, 2004) L'état actuel du marché place le comité de marché et les agents percepteurs de la Mairie dans les conditions d'indélicatesse, car les usagers ne savent pas pourquoi ils payent. La rénovation de ce marché permettrait d'améliorer les relations entre les différents acteurs du marché. La structuration des acteurs du marché sera développée plus loin dans les secteurs porteurs. 3.1.3 La gestion des marchés La Mairie collecte des taxes tous les cinq jours (voir Graphique). Les recettes tirées par la Mairie dans le marché ces 5 dernières années sont représentées dans le graphe ci-après. Les recettes ont évolué en dents de scie au cours des 5 dernières années. En 2002, la Mairie a collecté près de 5000000 FFCA au niveau du marché, en 2003 il y a eu une légère diminution. On conclut que la Commune tire une grande partie de ces investissements du marché. Ce marché qui donne assez de ressources à la Commune a un comité qui rencontre certaines difficultés pour son fonctionnement. L’outil SEPOCA a permis de révéler les problèmes de ce comité et à dégager des propositions d’actions pour sa redynamisation.
Tableau : Succès, échecs, potentialités, opportunités, conclusions et actions de l’organisation locale (Comité du marché) (Source : Enquête PDC, 2004) 3.2 Transport Le transport est un secteur non négligeable dans la Commune. On distingue trois sortes de véhicules qui fréquentent la gare routière : les voitures de 5 places, les voitures de 9 places et les bâchées. Le tableau 66 suivant montre la statistique de ces véhicules.
Le tableau montre qu’il y a plus de véhicules de 5 places que de 9 places et de bâchées sur la gare. Les conducteurs de ces véhicules payent 50F comme droit de stationnement à la Mairie (voir graphe). L’évolution des recettes de ces droits de stationnement tirées par la Mairie sur les cinq dernières années est traduite dans le graphe suivant.
L’évolution de cette recette a une allure décroissante sur les cinq ans. En 2003, il n’y a pas eu de recettes. Cet état des choses est dû au fait que les responsables de la gare routière n’ont pas collecté les droits de stationnement par manque de suivi de la part de la Mairie. Il existe une union qui s’occupe de la gestion de la gare routière, l’Union Nationale des Conducteurs du Bénin (UNACOB). L’outil SEPOCA a été appliqué à cette organisation locale pour étudier les problèmes du comité et les actions à mener pour sa redynamisation (voir tableau).
Tableau : Succès, échecs, potentialités, opportunités, conclusions et actions de l’organisation locale (UNACOB) (Source : Enquêtes PDC, 2004) Dans le domaine du transport il existe d’autres organisations locales : Union des Conducteurs du Transport Inter Bénin (UCTIB) pour les conducteurs de taxi et Association des Conducteurs de Taxi-moto de Covè (AcoTaMoC). Les objectifs, les activités, les types de membres et les contributions au développement se trouvent dans les tableaux ci-après.
Tableau : Organisation locale UCTIB (Source : Enquête PDC/Covè, 2004)
Tableau : Organisation locale ACoTaMoC (Source : Enquête PDC/Covè, 2004) 3.3 Artisanat Les différents types de formation professionnelle sont : l'apprentissage chez les artisans, les centres de formation privés, le lycée technique de Bohicon et le centre des métiers à l'entrée de Covè. Le tableau ci-dessous présente les différentes filières artisanales (métiers), le nombre moyen d’apprentis libérés par an, le nombre moyen de diplômés installés par an, le coût moyen d’installation et les raisons de non installation. Il est observé que les métiers les plus représentés chez les hommes sont la couture, la soudure à l’arc et la menuiserie, alors que chez les femmes ce sont respectivement la couture et la coiffure. Ces métiers sont relativement importants par rapport aux autres à cause du nombre moyen d’apprentis libérés et du nombre de diplômés installés. Il faut signaler ici que le coût moyen d’installation oscille entre 100000 F.CFA et 200000 F.CFA, exception faite de la soudure à l’arc qui exige un investissement important pour l’abonnement à la SBEE (Société Béninoise d’Electricité et d’Eau). Environ 40 % des jeunes diplômés s’installent selon l’enquête au niveau de la FENAB.
Tableau : Formation professionnelle, nombre moyen d’apprentis libérés et installés par an, coûts d’installation et raison de non installation.(Source : Enquête PDC - 2004) Les difficultés d’installation sont surtout liées à l’investissement de départ et à la recherche d’un site approprié pour l’atelier. Il faut noter aussi la disparition progressive de certains corps de métiers tels que la photographie à cause de la sophistication de plus en plus poussée des laboratoires de photographie et les exigences en connaissance informatique. Les métiers d’horlogerie sont en régression beaucoup plus à cause de l’apparition de gadgets électroniques à des prix concurrentiels par rapport au coût de réparation. Toutefois, il est instructif de constater que les métiers d’ajusteurs fabricants de pièces de rechange des équipements de transformations utilisés dans la plupart des filières porteuses recensées dans la Commune ne sont pas représentés. L’implication est la création ou l’importation de nouveaux corps de métiers devant venir en appui à ces filières. En ce qui concerne le centre des métiers, la couverture totale de la Commune de Covè n'est pas encore assurée. Il faut noter aussi que les métiers d'appui aux secteurs porteurs ne sont pas encore représentés.
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